Des tiges de métal, des plaques de fer, un poste de soudure à l’arc, des marteaux, une enclume, voilà les outils du sculpteur métal, animalier, Patrice Mesnier.
Dans un éclair, un rougeoiement intense, la matière prend vie, les formes naissent, esquisses vivantes et «charpentes» expressives qui déjà racontent …
Une plaque riche de matière vient étoffer l’épaule d’un cheval, affirmer une expression, s’inscrire dans le fil narrateur, bouleverser une trame, confirmer un trait.
Dans une lueur incandescente, le regard s’hypnotise sur la matière en fusion de l’œuvre naissante, suit un contour, pénètre dans un geste, déjà présent, s’arrête sur l’expression d’une tête «animale» ou «humaine», se promène sur une courbe, mouvement en gestation, se fige un instant sur une arête tranchante, des cratères s’extrayant du magma, troublant une paisible surface, taches abstraites rouillant le «lissé» d’une cape, la plume d’un oiseau. Laure Chardin
« Patrice Mesnier ne travaille jamais au hasard, même si quelques imprévus lors de la création peuvent être pris en compte et enrichir la sculpture. Il décide à l’avance le mouvement, l’attitude, et le fait de charger ou non en matière. La structure en tige, travaillée et cintrée, donne dans un premier temps l’élan, car sans dynamisme, l’artiste ne peut pas s’investir. De l’araignée au rhinocéros, ses sculptures ne sont jamais statiques, la propulsion est certaine. Les plaques de fer découpées, sont soudées dans un deuxième temps, donnant un volume différent. Lorsque le vide évoque les galbes, en opposition, les plaques les valorisent »... Bénédicte Giniaux - Magazine Cheval Santé rubrique « art équestre », juin 2005)
Le fer est la matière reine pour exprimer ce que je veux représenter... il donne des lignes plus sèches, plus souples, idéal pour recréer la musculature du cheval et alléger l'allure générale de la sculpture. Chaque oeuvre est unique, contrairement au bronze. Patrice Mesnier